Toujours avoir sa carte de visite, c’est bien. Savoir s’en servir, c’est mieux !

Florian Chambolle Entrepreneuriat 0 Comments

Voici une de mes idées fortes et l’introduction de cet article en réponse à Pauline de Marketingooo.

Chère Pauline, dans ton article « Cartes De Visite, Pourquoi Suis-Je Toujours Avec ? » tu nous expliques comment utiliser nos cartes de visite au quotidien et j’avais envie, par article interposé, de débattre avec toi. Je te le dis, c’est un débat en toute sympathie, mais sur lequel nous avons des divergences d’opinion.

Conseil n°1 : « avec l’addition & votre argent pour payer le café, ajoutez-y votre carte »

D’accord avec toi, c’est possible. Mais dans quel but ?
Sur ce principe :
– Soit tu cherches à te faire connaître, et faut-il pour cela que le serveur ne jette pas ta carte avec le sachet de sucre et qu’il la donne au gérant ou ait l’idée/envie de la mettre sur le comptoir
– Soit tu as repéré une opportunité commerciale avec ce café, mais nous avons toujours cette histoire de serveur, qui, malgré sa sympathie, ne verra certainement toujours pas le truc
Sur ce premier conseil, je ne vois donc pas où tu veux en venir et comment cette carte glissée avec ton paiement aura un impact quelconque. A moins de vouloir être contacté(e) par le serveur ou la serveuse. Mais là c’est un cas de figure qui sort du contexte business 😉

service

Conseil n°2 : « dans une conversation & quand vous sentez que c’est le bon moment, sortez votre carte »

Celui-ci, je plussoie. Même si nous ne voulons pas être égocentrés, nous parlons souvent de ce que nous connaissons le mieux : nous. Et comme c’est un repère social, viens inévitablement dans une conversation le fameux « et toi tu fais quoi dans la vie ». Comme toi Pauline, trop souvent je constate que les indépendants manquent de ce réflexe de dégainer leur carte à ce moment. Peut-on leur en vouloir ? Pas vraiment. Car, nous en conviendrons, c’est à ce moment précis qu’ils sont atteints (oui toi ami lecteur) du syndrome de TropDeQuestions. Cette fameuse pathologie qui fait que plutôt que sortir leur carte spontanément comme tu le proposes avec raison, ils se demandent s’il y a une opportunité en la donnant à cette personne, si cela ne manque pas de subtilité, bla bla bla. La réponse est simple : NON !
Sortez-là, montrez-là et donnez-là. Si, au pire elle ne sert pas à la personne face à vous, il/elle connaît sûrement quelqu’un qui en aura besoin.

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Conseil n°3 : « TOUJOURS AVOIR DES CARTES DE VISITES AVEC VOUS ! Très important, il suffit qu’on vous la demande. Vous devez alors pouvoir en montrer une, sinon vous oublierez d’envoyer vos coordonnées, ou la personne qui vous l’a demandé, oubliera elle aussi de vous redemander vos coordonnées. »

Toujours l’avoir, oui mais… Et c’est là que la divergence arrive.
Le fight des experts, toi lecteur, tu l’attends depuis l’introduction. Tadaaaaaaa, le voici !
Mon postulat est le suivant : Je ne donne pas ma carte avant d’avoir obtenu la carte ou les coordonnées de mon interlocuteur.
Pourquoi ? Tout simplement parce que je veux transformer la relation entrepreneur / prospect en relation entrepreneur / client et dans ce cas :

1- Je suis dépendant du fait que l’autre me contacte
2- J’ai de fortes chances de passer à côté d’une opportunité business
3- Il/elle peut perdre ma carte et/ou m’oublier

Pour être tout à fait entier dans mon propos, je pousse même le vice jusqu’à prendre les coordonnées de l’autre et ne pas donner ma carte.
« Oui, mais on a dit que l’autre allait t’oublier et l’autre aussi », ben non !
Moi entrepreneur, je n’oublie pas. Parce que j’ai bien organisé les coordonnées récoltées et que si je ne fais pas ça correctement, je ne suis pas près de pouvoir faire rentrer de l’argent.
Quant à l’autre, cet autre tant convoité… j’ai 2 techniques que j’utilise en parallèle :
1- Marquer les esprits
2- Effectuer un premier contact rapidement après la rencontre
Lors d’un salon par exemple, j’ai recontacté par mail dans les 36h tous les entrepreneurs avec qui j’ai échangé. Ainsi notre entrevue était encore fraîche dans leurs esprits et j’ai obtenu un taux de retour et de conversion inégalable par rapport à la méthode « je te donne ma carte et je prie pour que tu m’appelle… un jour ».

Sur la forme, je ne vous apprends rien en vous disant que si un bel objet est un peu plus lourd, il semble avoir plus de valeur, plus de fiabilité, donc plus de poids au propre comme au figuré. Idem pour vos cartes. Evitez la carte imprimée sur du papier 80g à la maison. Investissez et offrez-vous à minima une carte, même simple, mais sur un papier d’au moins 270g.

Sur le fond, nous sommes donc d’accord avec ces 3 conseils importants :
1- montrez-vous
2- montrez-vous
3- montrez-vous

Ne perdez jamais de vue que ce qui poussera un prospect à devenir votre client c’est que vous avez une solution à son problème. Une fois ses coordonnées recueillies, qui plus est avec son consentement, vous avez fait une partie du boulot. Bravo !

Mais ne vous arrêtez pas en chemin.

Sachez lui offrir des premières infos et préconisations personnalisées. Cela équivaut à lui donner une cuillérée de votre sublime dessert. Rien de mieux pour lui donner envie de manger une part entière ou tout le gâteau.
Pensez aussi à conserver ses coordonnées sur le long terme. Si vous estimez la piste exploitable, faites partie de la vie de cette personne. Donnez-lui/demandez-lui des nouvelles, invitez-la à vos évènements ou même à vous retrouver au même évènement que l’an passé.

Bref, sortez toujours avec vos cartes et servez-vous-en.

Qui je suis ?

Florian Chambolle

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