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Bienvenue au pays des entrepreneurs bisounours

Ca va saigner !

Bienvenue à toi merveilleuse créature des bois.
Découvre cet article enchanteur grâce auquel je vais t’accompagner, t’envelopper de love et de bonnes vibes.

Mise au point

Bon, soyons clairs, dans cet article ça va saigner. Mais pu****, si certain(e)s risquent de grincer des dents, moi je vais prendre mon pied.

D’abord, pourquoi ça va saigner ?
Je suis encore tombé sur un énième de ces articles d’une personne qui veux accompagner les entrepreneurs dans la bienveillance, la joie, l’harmonie et pour péter des paillettes.
Tu sais, un de ces articles marshmallow que tu as déjà dû croiser. Rempli de bons sentiments, de mièvreries… ça dégouline d’amour, c’est mignon, mais c’est insupportable.
C’est très bien, ça fait chaud au coeur de voir de la bonté, de la gentillesse, de la bienveillance. Surtout dans ce monde, surtout en ce moment ou quoi qu’on en dise, non la paix ne règne pas sur le monde et loin de là.
Mais tu crois vraiment que c’est avec ça que tu va devenir entrepreneur(e) ?

En premier, les entrepreneures qui ne veulent travailler qu’avec des femmes et l’affichent comme tel

Ben ouais, c’est avec ça que je vais commencer. Elles veulent l’égalité hommes/femmes et le crient et l’écrivent partout.
Cette égalité je la défends aussi, mais j’aimerais qu’elle soit vrai DANS LES 2 SENS.
Toi qui es une femme et lis ce billet, tu es payée 20% de moins que ton collègue qui a une pomme d’Adam (NDLR : statistiques pour la France), tu subis plus de violence conjugales, de discriminations… j’en suis pleinement conscient et ça me révolte.
En revanche il y a tout un tas de points sur lesquelles ce sont les hommes qui sont loin, très loin d’être à égalité avec toi Madame.
Tu veux un exemple ? No problemo !
Le droit de garde des enfants dans le cas d’une séparation : tu l’obtiens dans plus de 80% des cas.
Selon quel critère ? « La mère serait plus à même d’apporter les soins nécessaires aux enfants ». Tiens donc !
Et si ça ne suffisait pas, sâche que le conjoint qui emporte gain de cause peut emmener la dite marmaille où bon lui semble sans que nous, le Monsieur, ne puissions rien dire. Et de ce fait nous contraindre à ne plus voir nos enfants (oui souvenons-nous, il faut être 2) ou si peu.
Alors l’égalité, oui, moi aussi je la veux. Et s’il faut une preuve de mon attachement à la question (parce que j’en entends me traiter de matcho anti-femmes d’ici), là voici :

Maintenant le monde entier le sait, non elle (cette nana hyper trop gentille dont tu as lu l’article/vu la vidéo…) ne travaillera pas avec un homme.
J’aimerai juste comprendre pourquoi ? Au nom de quoi ?
Parce que certains hommes sont des abrutis finis qui ne savent pas penser autrement qu’avec ce qu’ils ont dans le slip ? Rassurez-vous mesdames, la réciproque est vraie aussi. Et bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas tous des débiles profonds dépourvus de sens moral.
Pour une question de feeling ? Ah…
Ma réponse au feeling :

Article 225-2 du code pénal
La discrimination définie aux articles 225-1 et 225-1-1, commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elle consiste :

1° A refuser la fourniture d’un bien ou d’un service ;

2° A entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque ;

3° A refuser d’embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;

4° A subordonner la fourniture d’un bien ou d’un service à une condition fondée sur l’un des éléments visés à l’article 225-1 ou prévue à l’article 225-1-1 ;

5° A subordonner une offre d’emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l’un des éléments visés à l’article 225-1 ou prévue à l’article 225-1-1 ;

6° A refuser d’accepter une personne à l’un des stages visés par le 2° de l’article L. 412-8 du code de la sécurité sociale.

Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d’en interdire l’accès, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende.

Et comme le dis mon pote l’article 225-1 du même code pénal :
« Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe […] »
Aussi, le « je ne travaille qu’avec des femmes et je refuse de travailler avec des hommes », en plus de ne pas être légal, il peut être extrêmement blessant, discriminant et donc potentiellement mal vécu. Pour quelqu’un de bienveillant comme elle, c’est moche non ?
(Si tu croises un coach qui refuse de travailler avec les femmes, nous sommes d’accord, c’est pareil)

Voilà, ça, c’est dit.

De la bienveillance OK, mais à quel prix ?

Avoir envie de bienveillance, c’est une bonne chose. Au fond qui se plaindrait de trop de bienveillance à son égard ?
Vouloir être accompagné(e) ? C’est bien. La question c’est comment ?

Lire / voir des discours enflammés ? Wahou ! Super.
Et une fois que tu as reçu ce discours et que tu as reçu la gentillesse et l’énergie positive, qu’as tu fais ? Qu’est-ce que tout cela t’apporte au fond ?

Rien de mieux qu’une petite étincelle. Le reste du boulot c’est toi qui le fait.

MA définition du vrai boulot d’un(e) coach, c’est de t’écouter, te guider en te mettant face à toi même, en te posant des questions pour qu’à ton tour tu t’interroges et qu’il en ressorte quelque chose. C’est ce quelque chose que tu vas dégager ta matière première pour avancer y compris dans les moments difficiles de ton aventure.

Mais c’est aussi de te pousser à te questionner sur le « et si ». Et si tu étais fait(e) pour ça mais que la manière dont tu vas le faire ne fonctionnait pas ? Comment t’en relever ? Comment, envisager le pire en toute sérénité ?

Oui c’est aussi ça un coach. C’est celui/celle qui va te faire douter plus pour bâtir des fondations plus solides. Des fondations qui te donneront la force et la lucidité pour pivoter au bon moment si besoin ou arrêter si c’est nécessaire.

Un coach, ce n’est pas un Casimir qui va t’emmener dans un endroit où c’est tous les jours le printemps avec des rires et des chants.

Du positif bordel !

Oui, du positif parce qu’après tout ça tu dois vraiment me prendre pour le schtroumpf grognon alors qu’en fait, pas du tout.

Nous avons toutes et tous le potentiel pour réussir. Cependant nous n’avons pas toutes et tous le potentiel pour devenir entrepreneur(e).
Certain(e)s sont même à mi-chemin entre les 2 et seront plus à l’aise en combinant emploi salarié ET entrepreneuriat.
Chacun sa solution, chacun sa route et chacun son chemin :p

Mon travail de coach, quand je te rencontre – toi entrepreneur(e)- , c’est avant tout de t’écouter et de te faire avancer grâce à toi-même. Les ressources sont déjà en toi. Je suis là pour t’aider à les voir et t’apprendre à aller chercher celles qui peuvent te manquer.

Comments 2

  1. Et, parfois, quand on est coach, on met aussi des coups de pied aux fesses car oui, notre métier n’est pas de dire à nos coachés ce qu’ils veulent entendre mais bien de leur permettre d’avancer. Aucn intérêt pour nous de faire du cirage de pompes. Bref, de la bienveillance oui mais pas de complaisance.
    Je te rejoins Florian sur le « choix » des clients. Le client choisit son coach parce qu’il se sent bien avec lui/elle. Eh bien le coach choisit son client pour les mêmes raisons. Il s’agit de travailler ensemble, en partenariat.
    Sinon, pour ce qui est du coaching « bisounours », je respecte les croyances qui puevent aider mes clients, mais je constate que ni l’univers, ni la loi de l’attraction n’ont jusqu’à présent jamais payé leurs factures (ni les miennes d’ailleurs)…
    Etre coaché c’est se confronter à soi-même et à la réalité. Certes, c’est moins glamour que ce que l’on pense mais ça permet de vivre sa vie plutôt que de la subir !
    Bon coaching à vous tous !

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    Merci Sandrine pour ton commentaire 😀

    Je suis cependant très étonné que ni l’univers ni la loi de l’attraction n’aient jamais payé tes factures.

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